jeudi 2 juillet 2009

Chers étudiants,

Si vous voulez en savoir plus sur la BD TV5.org (http://www.tv5.org/TV5Site/enseigner-apprendre-francais/collection-33-Bandes_dessinees_BDmix.htm) propose des documents intéressants et un dossier spécial BD! N'hésitez pas à le consulter. Cela peut être très utile pour votre travail en classe.

M.Akkouh

mercredi 3 juin 2009

Le 2 juin : la fin

C'est le dernier cours de l'année pour cette matière. Nous nous sommes tous donnés rendez-vous dans la salle informatique afin de comparer nos webquest directement sur le net. Voici le webquest que j'ai réalisé avec Céline, Sakina et Aurélia : http://www.digiproject.nl/do.php?a=show_other_visitor_webwizard_frame&s=11645
Le thème de notre webquest est "l'amour impossible". Durant ce dernier cours nous avons jugé les webquest de nos camarades et fait les exercices proposés dans leur webquest. Nous avons aussi reçu du feedback pour notre webquest. Nous avons aussi reçu du feedback directement sur le site.
C'était le compte rendu du dernier cours pour ce cours de Leergebied littérature.
Les 19 et 26 mai
Durant ces deux cours, cad, du 19 et 26 mai nous avons assisté à des présentations.
Le 19 mai Theresa et Christian nous ont présenté le naturalisme en allemand. Même si je ne parle pas l'allemand j'ai pu, à ma grande surprise, suivre et comprendre la présentation. Theresa et Christian ont fait en sorte de simplifier leur présentation et ce en utilisant surtout les gestes et la répétition des termes (voire des synonymes). Ensuite, Céline a présenté le réalisme en français. Nous avons enfin évoqué la manière dont on pouvait "didactiser un texte".

Le 26 mai Iris et Mick nous ont présenté l'expressionisme en allemand. La présentation était de qualité et d'un niveau facilement compréhensible pour des débutants en allemand.
Lenneke en Marina nous ont ensuite présenté le symbolisme en néerlandais puis en anglais.
Enfin, Mouna et Kasem ont évoqué le naturalisme en français.
A la fin du cours nous avons partagé nos "didactisations" avec d'autres étudiants afin de recevoir du feedback sur nos productions. J'ai reçu du feedback oral de la part de Lenneke et de Marina.

Il ne nous reste plus qu'un seul cours avant la fin de l'année scolaire.

mardi 5 mai 2009

les auteurs en image

Anna Gavalda
Marc Lévy

Yasmina Khadra


Janthan Littell


EPOQUE CONTEMPORAINE

Les écrivains d'aujoud'hui



Il est un peu difficile de parler des écrivains contemporains. Pourquoi ? Ils ne sont pas morts ! Eh oui c’est encore redondant ce que j’écris là mais il est tellement plus simple d’écrire sur l’œuvre d’un écrivain qui n’est plus. Avantage : interpréter l’œuvre de l’écrivain sous un autre angle que celui de l’écrivain. Pensez-vous que nous pourrions autant interpréter « les Fleurs du Mal » de Baudelaire s’il était encore vivant ? A la moindre remarque déplacée il se lèverait et s’écrirait mais « je n’ai pas voulu dire cela ». Donc ce ne serait plus intéressant d’interpréter le rapport de l’auteur à la femme puisqu’il serait vivant pour le faire lui-même !
Bref, on ne va pas attendre qu’Anna Gavalda, ou Marc Lévy ne soient plus de ce monde pour en faire l’éloge. Comme ces écrivains sont contemporains et que ce siècle n’en est qu’à son balbutiement il est difficile de définir un courant littéraire. Je ne parlerai donc pas d’un groupe d’écrivains qui possèdent le même style mais de ce que j’aime lire lorsque l’envie me prend d’abandonner les touches bruyantes de mon ordinateur pour le doux toucher d’une feuille de papier que l’on caresse avant de passer à la page suivante…
Cette année je n’ai pas beaucoup lu. Hélas ! Mais le temps est toujours notre ennemi. J’ai quand même réussi à voler des minutes voire des heures de lectures, et cela, j’avoue, surtout dans un métro ou un tram.
Anna Gavalda est l’écrivain qui se lit sans doute le plus facilement. J’avais déjà, dès sa sortie, lu l’une de ses premières œuvres « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». Je me suis ensuite attaquée à « Ensemble, c’est Tout » et « Je l’aimais ». Ce genre de lecture donne du baume au cœur. Ces histoires sont tellement belles qu’on voudrait s’y attarder… Enfin, le mois dernier j’ai lu son dernier roman « La Consolante ». Ce roman est paru en mars 2008, je l’ai lu en mars 2009 et pourquoi pas ? Le livre est un pavé, comme à l’habitude d’Anna Gavalda. Un peu plus de 600 pages pour suivre les aventures d’un certain Charles Balanda qui a toujours l’air d’être dépassé par les situations. C’est le genre de personne que l’on voudrait bien secouer pour le rendre conscient. Il semble être en mode pause. Rien ne l’intéresse, il n’intéresse personne. Pourtant il est architecte, homme donc de mesure et de perspective. Et pourtant il ne possède ni perspective ni mesure. Au début j’y ai vu un héros « hamletien ». Sa vie passe devant lui sans qu’il n’ait le moindre pouvoir. Il aimerait faire tant de choses mais il reste impuissant. Il a une sorte de dégoût de la vie. Ce roman est très différent des autres romans d’Anna Gavalda mais il n’en est pas moins de qualité. A lire sur une plage ou sur son lit… Eventuellement dans le métro !
Marc Lévy se lit comme on lit Anna Gavalda. Ces romans mettent en scène des romans de vie, des histoires d’amour qui se mêlent et se démêlent. J’ai apprécié les quatre romans que j’ai lu :


- Mes amis, Mes amours
- Et si c’était vrai
- Où es-tu ?
- Vous revoir


Pour changer un peu des romans où tout est bien qui se finit bien, j’ai décidé d’aller m’emparer de roman de guerre. « Les sirènes de Bagdad » de Yasmina Khadra, 300 pages, se prêtaient très bien à une lecture dans le métro. C’est un livre poignant. J’y ai trouvé une sphère camusienne. C’est un roman psychologique qui perturbe le lecteur car on voudrait empêcher le personnage principal d’agir. Quant on lit « L’Etranger » de Camus on a la même impression d’impuissance et d’échec. On voudrait aider mais le personnage lui-même ne voit pas qu’il creuse sa propre tombe. Yasmina Khadra rend bien les problèmes, les questionnements qu’on peut se poser lors de conflits. Ce que j’apprécie dans ce roman c’est que l’écrivain ne stigmatise pas. Il ne s’agit pas de mettre la faute sur telle ou telle partie mais de montrer que la guerre, comme pour les écrivains de « l’absurde », représente l’impuissance, la nullité et l’absurdité de l’homme.
Pour rester dans le même thème, j’ai acheté « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell, environ 1400 pages (éd. de poche) sous le thème du néo-nazisme. L’écrivain emprunte son titre à une tragédie d’Eschyle « Les Euménides » qui signifie les bienveillantes. Dans le roman de J. Littell on peut suivre un ancien SS qui raconte sa période « SS ». Le personnage ne fait pas son Mea culpa bien au contraire : il justifie ses actes ! C’est aussi un roman très psychologique. Ame sensible s’abstenir.

Bibliographie + extraits :


  • Anna Gavalda :
    - "Ensemble, c’est tout"
    - "Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part"
    - "Je l’aimais"
    - "La Consolante"


Extrait de "La Consolante"
"Oui elle faisait le pitre. Et pas seulement pour la photo. Pas seulement pour sauver Charles de l'autre binocle. Pas seulement parce qu'il faisait beau et qu'elle se sentait en confiance dans un viseur qui l'aimait. Riait, léchait son verre quand la mousse débordait, leur catapultait des dragées et s'était même fabriqué des dents de vampire en nougatine, mais c'était... pour faire diversion... Oublier et surtout, leur faire oublier à tous, que sa seule famille ce jour-là, les seuls êtres humains avec lesquels elle pourrait dire plus tard 'Mais si... C'était à la communion du petit, tu sais bien ...' et qui s'étaient improvisés parrain et marraine au moment de signer les registres, étaient une collègue de travail et un vieux cabot plus choucrouté que jamais..."
- page : 157 - éditeur : Le Dilettante - date d'édition : 2008 -
  • Marc Lévy :
    - "Mes amis, Mes amours"
    - "Et si c’était vrai"
    - "Où es-tu ?"


Extrait de "Où es-tu ?"
«On rêve d’un idéal, on le prie, on l’appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.»
- " Vous revoir"
  • Yasmina Khadra : "Les sirènes de Bagdad"

Extrait du livre

"Encore autre chose, cousin, me chuchota-t-il. Si tu tiens à te battre, fais-le proprement. Bats-toi pour ton pays, pas contre le monde entier . Fais la part des choses et distingue le bon grain de l'ivraie. Ne tue pas n'importe qui, ne tire pas n'importe comment. Il y a plus d'innocents qui tombent que de salauds. Tu le promets ? -... - Tu vois ? Tu fais déjà fausse route. Le monde n'est pas notre ennemi. Rappelle-toi les peuples qui ont protesté contre la guerre préventive, ces millions de gens qui ont marché à Madrid, Rome, Paris, Tokyo, en Amérique du sud, en Asie. Tous étaient et sont encore de notre côté. "
- chapitre : 13 - éditeur : Pocket - date d'édition : 2007 –


  • Jonathan Littell : "Les Bienveillantes"
    Extrait du livre

"J'entendais des cris, des hurlements sauvages ; dans la cour de l’église, un groupe d'hommes battaient cruellement des Juifs couchés au sol, avec des gourdins ou des barres en fer. Certains des corps ne bougeaient plus sous les coups ; d'autres tressautaient encore. 'Herr Offizier ! criait le prêtre, faites quelque chose, je vous en prie ! C'est une église, ici.' Je restai près du portail, indécis ; le prêtre essayait de me tirer par le bras. Je ne sais pas à quoi je pensais. "
- chapitre : Allemandes I et II -

jeudi 30 avril 2009

Francis Picabia, Idylle


Max Ernst, les yeux du silence

1914-1940 : l'homme est insensé, l'écriture doit représenter l'homme...

Littérature et mouvement de 1914 à 1940

De 1914 à 1940 le monde a connu deux guerres mondiales qui ont bouleversé l’être humain. La France rayonne de génies littéraires comme Sully Prudhomme, Romain Rolland, Anatole France, Henri Bergson, André Gide, François Mauriac, Albert Camus, Samuel Beckett. Beckett, Adamov et Ionesco bien que tous trois d’origine étrangère écrivent en français, contribuent au rayonnement de la France. J’arrive donc dans un monde détérioré, anéanti. Je découvre que la plupart de ces grands écrivains ont pour objectif premier de dénoncer l’absurdité, la nullité de la société. L’homme a créé la guerre. L’homme a fait la guerre. Seul l’homme pouvait assumer une telle absurdité. C’est dans ce contexte que naissent doucement mais surement le dadaïsme et le surréalisme. Je découvre qu’André Breton est le maître de ce mouvement. Puisque la guerre est absurde et est non-sens, les écrivains du dadaïsme et du surréalisme veulent créer à leur tour en s’affranchissant de tous codes morales, littéraires ou autres. Je lis Tristan Tzara qui dans « Manifeste Dada » énonce clairement son objectif de destruction : « Je détruis les tiroirs du cerveau et ceux de l’organisation sociale : démoraliser partout et jeter la main du ciel en enfer, les yeux de l’enfer au ciel, rétablir une roue féconde d’un cirque universel dans les puissance réelles et la fantaisie de chaque individu ». Dans le Manifeste du Surréalisme Breton tente quant à lui d’explorer le domaine de l’automatisme psychique. Les surréalistes tentent de s’exprimer en utilisant toutes les manières. C’est la naissance de l’écriture automatique. Ils nient la raison pour ne faire confiance qu’à l’automatisme de la pensée. Max Ernst et Francis Picabia représentent le surréalisme en peinture. Buñuel représente le surréalisme au cinéma notamment avec son premier film « Le chien Andalou ».



A côté du surréalisme certains écrivains se déclarent hors du surréalisme et sont davantage vus comme des écrivains indépendants en témoigne Supervielle. Il aime écrire de manière spontanée et simple mais tout en n’appartenant pas au mouvement surréaliste.


Le théâtre intimiste fait son apparition dans les années 1920-1925 avec « l’école du silence » ou « de l’inexprimé ». Ce théâtre a pour but de mettre en scène des personnages dans des situations de la vie quotidienne s’exprimant simplement mais avec des vies complexes.



Beaucoup écrivent sans vraiment appartenir à un courant de pensée. Voici quelques grands noms de la littérature de 1913 à 1914 :

1913, Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes
1913-27, M. Proust, A la recherche du temps perdu
1918, Tzara, Manifeste Dada
1922, P. Valéry, Charmes, 1924, P. Claudel
1924, Breton, Manifeste du Surréalisme
1925, A. Gide, Les Faux-monnayeurs
1927, F. Mauriac, Thérèse Desqueyroux
1930, Colette, Sido
1932, Céline, Voyage au bout de la nuit
1934, M. Aymé, Contes du Chat perché
1935, J. Giraudoux, La Guerre de Troie n'aura pas lieu
1938, J.-P. Sartre, La Nausée
1939, A. de Saint-Exupéry, Terre des hommes
1942, A. Camus, L'Etranger

Source : http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/annex/histlitter/hlitt20.htm#201


Bref cette première moitié du XXe siècle révèle des écrivains qui pour la plupart veulent dénoncer l’absurdité de l’homme. L’homme qui a engendré la guerre. Une Guerre qui, pour les écrivains engagés, était un non-sens absolu. Rien ne sert d’être sensé lorsque le monde va vers sa propre destruction.



Conseils de lecture :


Breton :
- Nadja
- Vases communicants
- L’Amour Fou



Paul Eluard :
- Capital de la Douleur
- L’Amour La Poésie
- La Rose publique



Louis Aragon
- Feu de Joie
- Le Mouvement perpétuel


Sources : XXe siècle, coll.Bordas,