Francis Picabia, Idyllejeudi 30 avril 2009
1914-1940 : l'homme est insensé, l'écriture doit représenter l'homme...
Littérature et mouvement de 1914 à 1940
De 1914 à 1940 le monde a connu deux guerres mondiales qui ont bouleversé l’être humain. La France rayonne de génies littéraires comme Sully Prudhomme, Romain Rolland, Anatole France, Henri Bergson, André Gide, François Mauriac, Albert Camus, Samuel Beckett. Beckett, Adamov et Ionesco bien que tous trois d’origine étrangère écrivent en français, contribuent au rayonnement de la France. J’arrive donc dans un monde détérioré, anéanti. Je découvre que la plupart de ces grands écrivains ont pour objectif premier de dénoncer l’absurdité, la nullité de la société. L’homme a créé la guerre. L’homme a fait la guerre. Seul l’homme pouvait assumer une telle absurdité. C’est dans ce contexte que naissent doucement mais surement le dadaïsme et le surréalisme. Je découvre qu’André Breton est le maître de ce mouvement. Puisque la guerre est absurde et est non-sens, les écrivains du dadaïsme et du surréalisme veulent créer à leur tour en s’affranchissant de tous codes morales, littéraires ou autres. Je lis Tristan Tzara qui dans « Manifeste Dada » énonce clairement son objectif de destruction : « Je détruis les tiroirs du cerveau et ceux de l’organisation sociale : démoraliser partout et jeter la main du ciel en enfer, les yeux de l’enfer au ciel, rétablir une roue féconde d’un cirque universel dans les puissance réelles et la fantaisie de chaque individu ». Dans le Manifeste du Surréalisme Breton tente quant à lui d’explorer le domaine de l’automatisme psychique. Les surréalistes tentent de s’exprimer en utilisant toutes les manières. C’est la naissance de l’écriture automatique. Ils nient la raison pour ne faire confiance qu’à l’automatisme de la pensée. Max Ernst et Francis Picabia représentent le surréalisme en peinture. Buñuel représente le surréalisme au cinéma notamment avec son premier film « Le chien Andalou ».
A côté du surréalisme certains écrivains se déclarent hors du surréalisme et sont davantage vus comme des écrivains indépendants en témoigne Supervielle. Il aime écrire de manière spontanée et simple mais tout en n’appartenant pas au mouvement surréaliste.
Le théâtre intimiste fait son apparition dans les années 1920-1925 avec « l’école du silence » ou « de l’inexprimé ». Ce théâtre a pour but de mettre en scène des personnages dans des situations de la vie quotidienne s’exprimant simplement mais avec des vies complexes.
Beaucoup écrivent sans vraiment appartenir à un courant de pensée. Voici quelques grands noms de la littérature de 1913 à 1914 :
1913, Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes
1913-27, M. Proust, A la recherche du temps perdu
1918, Tzara, Manifeste Dada
1922, P. Valéry, Charmes, 1924, P. Claudel
1922, P. Valéry, Charmes, 1924, P. Claudel
1924, Breton, Manifeste du Surréalisme
1925, A. Gide, Les Faux-monnayeurs
1927, F. Mauriac, Thérèse Desqueyroux
1925, A. Gide, Les Faux-monnayeurs
1927, F. Mauriac, Thérèse Desqueyroux
1930, Colette, Sido
1932, Céline, Voyage au bout de la nuit
1934, M. Aymé, Contes du Chat perché
1935, J. Giraudoux, La Guerre de Troie n'aura pas lieu
1938, J.-P. Sartre, La Nausée
1939, A. de Saint-Exupéry, Terre des hommes
1942, A. Camus, L'Etranger
Source : http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/annex/histlitter/hlitt20.htm#201
1934, M. Aymé, Contes du Chat perché
1935, J. Giraudoux, La Guerre de Troie n'aura pas lieu
1938, J.-P. Sartre, La Nausée
1939, A. de Saint-Exupéry, Terre des hommes
1942, A. Camus, L'Etranger
Source : http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/annex/histlitter/hlitt20.htm#201
Bref cette première moitié du XXe siècle révèle des écrivains qui pour la plupart veulent dénoncer l’absurdité de l’homme. L’homme qui a engendré la guerre. Une Guerre qui, pour les écrivains engagés, était un non-sens absolu. Rien ne sert d’être sensé lorsque le monde va vers sa propre destruction.
Conseils de lecture :
Breton :
- Nadja
- Vases communicants
- L’Amour Fou
Paul Eluard :
- Capital de la Douleur
- L’Amour La Poésie
- La Rose publique
Louis Aragon
- Feu de Joie
- Le Mouvement perpétuel
Sources : XXe siècle, coll.Bordas,
mercredi 29 avril 2009
Le Romantisme

De passage chez les romantiques…
Après m’être baladée de siècle en siècle, j’entre dans le XIXe siècle. J’ai donc abandonné les idées sur la raison, l’éloge de la science pour découvrir une société où l’homme est confronté à ses propres tourments. L’homme découvre qu’il est individu, qu’il possède des sentiments, des émotions qui souvent le guident dans ses décisions bien plus que la Raison prônée par les « classiques ». Les romantiques sont des intellectuels qui s’opposent à tout classicisme. Les Romantiques veulent s’ouvrir à la vie, veulent partager leurs sentiments avec le monde. Ils veulent ne faire qu’un avec la « mère-nature » qui les inspire au fil de leur plume.
Je rencontre Novalis qui me fournit une définition de ce qu’est le « romantisme ». Il me dit donc que “ Le monde doit être romantisé. Ainsi on retrouvera le sens originel. [...] Quand je donne aux choses communes un sens auguste, aux réalités habituelles un sens mystérieux, à ce qui est connu la dignité de l'inconnu, au fini un air, un reflet, un éclat d'infini : je les romantise[]. ». Le romantisme se veut donc comme un mouvement révolutionnaire ou du moins un mouvement du refus. Refus des règles héritées du classicisme. Les écrivains se veulent libres dans leurs créations. Il refusent d’écrire selon des codifications. Ils veulent écrire bercés, inspirés par les mouvements du cœur…
En France, je rencontre Lamartine et Victor Hugo. Ce sont véritablement les deux noms liés au courant romantique. Lamartine a rédigé « Les Méditations », œuvre dans laquelle il s’adonne à l’effusion du Moi. Son cœur est en émoi, ses sentiments sont incontrôlables. Son écriture est caractéristique de son trouble sentimental. On est loin de la perfection « poétique » des classiques. Lamartine a conscience d’être dans un tournant de l’histoire littéraire. Il écrit dans la préface des « Méditations » : “Je suis le premier qui ai fait descendre la poésie du Parnasse et qui ai donné à ce qu’on nommait la Muse, au lieu d’une lyre à sept cordes de convention, les fibres même du cœur de l’homme, touchées et émues par les innombrables frissons de l’âme et de la nature ». Ici, Lamartine signe définitivement sa séparation d’avec les classiques. L’âme, la nature, les sentiments sont au cœur de l’écriture de l’écrivain. L’Homme est passé d’un être guidé par la raison à un individu dirigé par ses émotions. L’homme est à présent faible. C’est ainsi que la douleur, la tristesse, la mélancolie sont aussi des thèmes récurrents chez les romantiques. L’écrivain se veut plus intime dans ses écrits, il se dévoile, il se met à nu. Nous sommes là au paroxysme de l’individu, du Moi. Le culte du Moi est entamé et nul ne saurait à présent l’arrêter.
Victor Hugo est encore plus extrême que Lamartine de par son œuvre Hernani. Hernani est une pièce de théâtre que V. Hugo veut jouer au Palais Royal mais c’est une pièce qui s’oppose aux idées classiques. Avec cette pièce, Hugo désire briser les règles classiques. On parlera de la Bataille d’Hernani car à chaque représentation les partisans du classicisme huaient la pièce tandis que les romantiques de tous horizons défendaient la pièce de Hugo.
Le romantisme est aussi visible dans d’autres arts, comme la musique et la peinture. Chopin est le maître du « romantisme » en musique. Quant à Delacroix il représente à merveille le romantisme en peinture notamment grâce à sa peinture « La mort de Sardanapale le grand » (cf. peinture plus haut). Delacroix utilise la couleur, l’effet de mouvement, la lumière qui sont les thèmes les plus importants pour lui.
Après m’être baladée de siècle en siècle, j’entre dans le XIXe siècle. J’ai donc abandonné les idées sur la raison, l’éloge de la science pour découvrir une société où l’homme est confronté à ses propres tourments. L’homme découvre qu’il est individu, qu’il possède des sentiments, des émotions qui souvent le guident dans ses décisions bien plus que la Raison prônée par les « classiques ». Les romantiques sont des intellectuels qui s’opposent à tout classicisme. Les Romantiques veulent s’ouvrir à la vie, veulent partager leurs sentiments avec le monde. Ils veulent ne faire qu’un avec la « mère-nature » qui les inspire au fil de leur plume.
Je rencontre Novalis qui me fournit une définition de ce qu’est le « romantisme ». Il me dit donc que “ Le monde doit être romantisé. Ainsi on retrouvera le sens originel. [...] Quand je donne aux choses communes un sens auguste, aux réalités habituelles un sens mystérieux, à ce qui est connu la dignité de l'inconnu, au fini un air, un reflet, un éclat d'infini : je les romantise[]. ». Le romantisme se veut donc comme un mouvement révolutionnaire ou du moins un mouvement du refus. Refus des règles héritées du classicisme. Les écrivains se veulent libres dans leurs créations. Il refusent d’écrire selon des codifications. Ils veulent écrire bercés, inspirés par les mouvements du cœur…
En France, je rencontre Lamartine et Victor Hugo. Ce sont véritablement les deux noms liés au courant romantique. Lamartine a rédigé « Les Méditations », œuvre dans laquelle il s’adonne à l’effusion du Moi. Son cœur est en émoi, ses sentiments sont incontrôlables. Son écriture est caractéristique de son trouble sentimental. On est loin de la perfection « poétique » des classiques. Lamartine a conscience d’être dans un tournant de l’histoire littéraire. Il écrit dans la préface des « Méditations » : “Je suis le premier qui ai fait descendre la poésie du Parnasse et qui ai donné à ce qu’on nommait la Muse, au lieu d’une lyre à sept cordes de convention, les fibres même du cœur de l’homme, touchées et émues par les innombrables frissons de l’âme et de la nature ». Ici, Lamartine signe définitivement sa séparation d’avec les classiques. L’âme, la nature, les sentiments sont au cœur de l’écriture de l’écrivain. L’Homme est passé d’un être guidé par la raison à un individu dirigé par ses émotions. L’homme est à présent faible. C’est ainsi que la douleur, la tristesse, la mélancolie sont aussi des thèmes récurrents chez les romantiques. L’écrivain se veut plus intime dans ses écrits, il se dévoile, il se met à nu. Nous sommes là au paroxysme de l’individu, du Moi. Le culte du Moi est entamé et nul ne saurait à présent l’arrêter.
Victor Hugo est encore plus extrême que Lamartine de par son œuvre Hernani. Hernani est une pièce de théâtre que V. Hugo veut jouer au Palais Royal mais c’est une pièce qui s’oppose aux idées classiques. Avec cette pièce, Hugo désire briser les règles classiques. On parlera de la Bataille d’Hernani car à chaque représentation les partisans du classicisme huaient la pièce tandis que les romantiques de tous horizons défendaient la pièce de Hugo.
Le romantisme est aussi visible dans d’autres arts, comme la musique et la peinture. Chopin est le maître du « romantisme » en musique. Quant à Delacroix il représente à merveille le romantisme en peinture notamment grâce à sa peinture « La mort de Sardanapale le grand » (cf. peinture plus haut). Delacroix utilise la couleur, l’effet de mouvement, la lumière qui sont les thèmes les plus importants pour lui.
Extraits :
Lamartine, le lac dans « Les méditations poétiques »
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?
Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !
Hugo, Préface à « Hernani »:
[...]"Le romantisme, tant de fois mal défini, n'est, à tout prendre, et c'est là sa définition réelle, si l'on ne l'envisage que sous son côté militant, que le libéralisme en littérature. Cette vérité est déjà comprise à peu près de tous les bons esprits, et le nombre en est grand ; et bientôt, car l'œuvre est déjà bien avancée, le libéralisme littéraire ne sera pas moins populaire que le libéralisme politique. La liberté dans l'art, la liberté dans la société, voilà le double but auquel doivent tendre d'un même pas tous les esprits conséquents et logiques ; voilà la double bannière qui rallie, à bien peu d'intelligences près (lesquelles s'éclaireront), toute la jeunesse si forte et si patiente d'aujourd'hui ; puis, avec la jeunesse et à sa tête l'élite de la génération qui nous a précédés, tous ces sages vieillards qui, après le premier moment de défiance et d'examen, ont reconnu que ce que font leurs fils est une conséquence de ce qu'ils ont fait eux-mêmes, et que la liberté littéraire est fille de la liberté politique. Ce principe est celui du siècle, et prévaudra. Les Ultras de tout genre, classiques ou monarchiques, auront beau se prêter secours pour refaire l'ancien régime de toutes pièces, société et littérature ; chaque progrès du pays, chaque développement des intelligences, chaque pas de la liberté fera crouler tout ce qu'ils auront échafaudé. Et, en définitive, leurs efforts de réaction auront été utiles. En révolution, tout mouvement fait avancer. La vérité et la liberté ont cela d'excellent que tout ce qu'on fait pour elles et tout ce qu'on fait contre elles les sert également. Or, après tant de grandes choses que nos pères ont faites, et que nous avons vues, nous voilà sortis de la vieille forme sociale ; comment ne sortirions-nous pas de la vieille forme poétique ? A peuple nouveau, art nouveau. Tout en admirant la littérature de Louis XIV si bien adaptée à sa monarchie, elle saura bien avoir sa littérature propre et personnelle et nationale, cette France actuelle, cette France du dix-neuvième siècle, à qui Mirabeau a fait sa liberté et Napoléon sa puissance." Qu'on pardonne à l'auteur de ce drame de se citer ici lui-même ; ses paroles ont si peu le don de se graver dans les esprits, qu'il aurait souvent besoin de les rappeler. D'ailleurs, aujourd'hui, il n'est peut-être point hors de propos de remettre sous les yeux des lecteurs les deux pages qu'on vient de transcrire. Ce n'est pas que ce drame puisse en rien mériter le beau nom d'art nouveau, de poésie nouvelle, loin de là ; mais c'est que le principe de la liberté en littérature vient de faire un pas ; c'est qu'un progrès vient de s'accomplir, non dans l'art, ce drame est trop peu de chose, mais dans le public; c'est que, sous ce rapport du moins, une partie des pronostics hasardés plus haut viennent de se réaliser. Il y avait péril, en effet, à changer ainsi brusquement d'auditoire, à risquer sur le théâtre des tentatives confiées jusqu'ici seulement au papier qui souffre tout ; le public des livres est bien différent du public des spectacles, et l'on pouvait craindre de voir le second repousser ce que le premier avait accepté. Il n'en a rien été. Le principe de la liberté littéraire, déjà compris par le monde qui lit et qui médite, n'a pas été moins complètement adopté par cette immense foule, avide des pures émotions de l'art, qui inonde chaque soir les théâtres de Paris. Cette voix haute et puissante du peuple, qui ressemble à celle de Dieu, veut désormais que la poésie ait la même devise que la politique : TOLÉRANCE ET LIBERTÉ.
Hugo, Préface à « Hernani »:
[...]"Le romantisme, tant de fois mal défini, n'est, à tout prendre, et c'est là sa définition réelle, si l'on ne l'envisage que sous son côté militant, que le libéralisme en littérature. Cette vérité est déjà comprise à peu près de tous les bons esprits, et le nombre en est grand ; et bientôt, car l'œuvre est déjà bien avancée, le libéralisme littéraire ne sera pas moins populaire que le libéralisme politique. La liberté dans l'art, la liberté dans la société, voilà le double but auquel doivent tendre d'un même pas tous les esprits conséquents et logiques ; voilà la double bannière qui rallie, à bien peu d'intelligences près (lesquelles s'éclaireront), toute la jeunesse si forte et si patiente d'aujourd'hui ; puis, avec la jeunesse et à sa tête l'élite de la génération qui nous a précédés, tous ces sages vieillards qui, après le premier moment de défiance et d'examen, ont reconnu que ce que font leurs fils est une conséquence de ce qu'ils ont fait eux-mêmes, et que la liberté littéraire est fille de la liberté politique. Ce principe est celui du siècle, et prévaudra. Les Ultras de tout genre, classiques ou monarchiques, auront beau se prêter secours pour refaire l'ancien régime de toutes pièces, société et littérature ; chaque progrès du pays, chaque développement des intelligences, chaque pas de la liberté fera crouler tout ce qu'ils auront échafaudé. Et, en définitive, leurs efforts de réaction auront été utiles. En révolution, tout mouvement fait avancer. La vérité et la liberté ont cela d'excellent que tout ce qu'on fait pour elles et tout ce qu'on fait contre elles les sert également. Or, après tant de grandes choses que nos pères ont faites, et que nous avons vues, nous voilà sortis de la vieille forme sociale ; comment ne sortirions-nous pas de la vieille forme poétique ? A peuple nouveau, art nouveau. Tout en admirant la littérature de Louis XIV si bien adaptée à sa monarchie, elle saura bien avoir sa littérature propre et personnelle et nationale, cette France actuelle, cette France du dix-neuvième siècle, à qui Mirabeau a fait sa liberté et Napoléon sa puissance." Qu'on pardonne à l'auteur de ce drame de se citer ici lui-même ; ses paroles ont si peu le don de se graver dans les esprits, qu'il aurait souvent besoin de les rappeler. D'ailleurs, aujourd'hui, il n'est peut-être point hors de propos de remettre sous les yeux des lecteurs les deux pages qu'on vient de transcrire. Ce n'est pas que ce drame puisse en rien mériter le beau nom d'art nouveau, de poésie nouvelle, loin de là ; mais c'est que le principe de la liberté en littérature vient de faire un pas ; c'est qu'un progrès vient de s'accomplir, non dans l'art, ce drame est trop peu de chose, mais dans le public; c'est que, sous ce rapport du moins, une partie des pronostics hasardés plus haut viennent de se réaliser. Il y avait péril, en effet, à changer ainsi brusquement d'auditoire, à risquer sur le théâtre des tentatives confiées jusqu'ici seulement au papier qui souffre tout ; le public des livres est bien différent du public des spectacles, et l'on pouvait craindre de voir le second repousser ce que le premier avait accepté. Il n'en a rien été. Le principe de la liberté littéraire, déjà compris par le monde qui lit et qui médite, n'a pas été moins complètement adopté par cette immense foule, avide des pures émotions de l'art, qui inonde chaque soir les théâtres de Paris. Cette voix haute et puissante du peuple, qui ressemble à celle de Dieu, veut désormais que la poésie ait la même devise que la politique : TOLÉRANCE ET LIBERTÉ.
Sources :
- XIXe siècle, collection Lagarde et Michard
- 1000 chefs-d’œuvre de la peinture européenne du XIIIe au XIXe siècle, CH. Stukenbroek et B. Töpper, Könemaan, 2000
- Les romantiques, Chopin, Beethoven, Liszt, Brahms…, les 21 plus belles œuvres romantiques, webmusic 2004
le siècle des Lumières
A la découverte du siècle des Lumières.
Je sors d’une pénible période moyenâgeuse pour renaître grâce à la Renaissance. L’homme moyen n’avait aucune importance ni de valeur au Moyen-âge. J’atterris donc dans une période où justement l’homme est au centre des préoccupations. Je découvre que les thèmes humanistes, tels la tolérance, la liberté, l’éducation, l’individu, y sont repris et cela à ma grande surprise. On y redécouvre aussi l’Antiquité. Les artistes relisent les auteurs grecques et redécouvrent la beauté de la mythologie. Ils s’en inspirent et créent à nouveau des œuvres aux accents philosophiques. Je m’ennuie tout de même dans cette période et décide de jeter un coup d’œil chez le Baroque. Quel ennui, quelle tristesse ! Je pars en courant à la recherche de lumières…
Je découvre le siècle des lumières qui me semble plus sympathique. Contrairement à la Renaissance, Les Lumières est un mouvement qui recherche les nouveautés. Le rationalisme philosophique et l’exaltation de la science atteignent un paroxysme dans les idées des écrivains des siècles des Lumières. J’y apprécie l’effusion des idées. Les discussions d’idées, les thèses envahissent le monde de la littérature. On réfléchit sur les thèmes de la vie. On fait confiance dans « la raison humaine » et on a une foi immense dans le progrès. J’apprends que Diderot et d’autres consacrent leur temps à rédiger une immense « Encyclopédie » qui a pour but de rassembler toutes les formes de connaissances et de sciences afin de contribuer au bonheur de l’humanité.
Montesquieu rédige l’Esprit des lois, ouvrage dans lequel il développe les bienfaits de la science politique. L’espace et le temps sont deux thèmes importants pour Montesquieu et il les met en valeur dans son ouvrage. Montesquieu rédige une magnifique préface à l’Esprit des Lois dans laquelle il écrit : « Si, dans le nombre infini de choses qui sont dans ce livre, il y en avait quelqu’une qui, contre mon attente, pût offenser, il n’y en a pas du moins qui ait été mise avec mauvaise intention. Je n’ai point naturellement l’esprit désapprobateur. ». Après avoir lu ce que Montesquieu a écrit autour de la démocratie je m’en vais découvrir Voltaire. Les idées de Voltaire touchent très souvent aux idées religieuses. L’existence de Dieu est pour lui indiscutable. Mais Voltaire reste réaliste quant à la nature de l’homme et se refuse de définir Dieu avec beaucoup de précision. Et c’est ainsi que je découvre le déisme Voltairien. Une maxime de Confucius représente pour Voltaire le code du genre humain : « Vis comme en mourant tu voudrais avoir vécu : traite ton prochain comme tu veux qu’il te traite ». Religion, morale, tolérance, politique, civilisation… sont les thèmes favoris de Voltaire. Selon Voltaire on doit respecter les libertés et les opinions sociales, politiques et religieuses d’autrui. A croire que Voltaire aurait très bien pu vivre au XXIe siècle et donner des leçons de morales à beaucoup de personnes encore aujourd’hui intolérantes. Malgré des siècles de séparation entre le siècle dans lequel je vis et celui de Voltaire, Montesquieu, Diderot, Rousseau, d’Alembert il semble que leur rationalisme était plus rationaliste que le nôtre. Je resterai bien dans ce siècle mais d’autres aventures m’attendent ailleurs…
Je sors d’une pénible période moyenâgeuse pour renaître grâce à la Renaissance. L’homme moyen n’avait aucune importance ni de valeur au Moyen-âge. J’atterris donc dans une période où justement l’homme est au centre des préoccupations. Je découvre que les thèmes humanistes, tels la tolérance, la liberté, l’éducation, l’individu, y sont repris et cela à ma grande surprise. On y redécouvre aussi l’Antiquité. Les artistes relisent les auteurs grecques et redécouvrent la beauté de la mythologie. Ils s’en inspirent et créent à nouveau des œuvres aux accents philosophiques. Je m’ennuie tout de même dans cette période et décide de jeter un coup d’œil chez le Baroque. Quel ennui, quelle tristesse ! Je pars en courant à la recherche de lumières…
Je découvre le siècle des lumières qui me semble plus sympathique. Contrairement à la Renaissance, Les Lumières est un mouvement qui recherche les nouveautés. Le rationalisme philosophique et l’exaltation de la science atteignent un paroxysme dans les idées des écrivains des siècles des Lumières. J’y apprécie l’effusion des idées. Les discussions d’idées, les thèses envahissent le monde de la littérature. On réfléchit sur les thèmes de la vie. On fait confiance dans « la raison humaine » et on a une foi immense dans le progrès. J’apprends que Diderot et d’autres consacrent leur temps à rédiger une immense « Encyclopédie » qui a pour but de rassembler toutes les formes de connaissances et de sciences afin de contribuer au bonheur de l’humanité.
Montesquieu rédige l’Esprit des lois, ouvrage dans lequel il développe les bienfaits de la science politique. L’espace et le temps sont deux thèmes importants pour Montesquieu et il les met en valeur dans son ouvrage. Montesquieu rédige une magnifique préface à l’Esprit des Lois dans laquelle il écrit : « Si, dans le nombre infini de choses qui sont dans ce livre, il y en avait quelqu’une qui, contre mon attente, pût offenser, il n’y en a pas du moins qui ait été mise avec mauvaise intention. Je n’ai point naturellement l’esprit désapprobateur. ». Après avoir lu ce que Montesquieu a écrit autour de la démocratie je m’en vais découvrir Voltaire. Les idées de Voltaire touchent très souvent aux idées religieuses. L’existence de Dieu est pour lui indiscutable. Mais Voltaire reste réaliste quant à la nature de l’homme et se refuse de définir Dieu avec beaucoup de précision. Et c’est ainsi que je découvre le déisme Voltairien. Une maxime de Confucius représente pour Voltaire le code du genre humain : « Vis comme en mourant tu voudrais avoir vécu : traite ton prochain comme tu veux qu’il te traite ». Religion, morale, tolérance, politique, civilisation… sont les thèmes favoris de Voltaire. Selon Voltaire on doit respecter les libertés et les opinions sociales, politiques et religieuses d’autrui. A croire que Voltaire aurait très bien pu vivre au XXIe siècle et donner des leçons de morales à beaucoup de personnes encore aujourd’hui intolérantes. Malgré des siècles de séparation entre le siècle dans lequel je vis et celui de Voltaire, Montesquieu, Diderot, Rousseau, d’Alembert il semble que leur rationalisme était plus rationaliste que le nôtre. Je resterai bien dans ce siècle mais d’autres aventures m’attendent ailleurs…
Conseils de lecture :
1) Montesquieu :
- Les Lettres Persanes
- Les Considérations
- L’Esprit des Lois
2) Voltaire :
- Les leçons de l’Angleterre : Lettres Philosophiques
- Zadig
- Candide
3) Diderot :
- Paradoxe sur le comédien
- Entretiens sur le fils naturel
- Le Neveu de Rameau
4) Jean-Jacques Rousseau :
- La Nouvelle Héloise
- Emile
- Le Contrat Social
- Les Confessions
- Les Rêveries
Nb : je vous conseille aussi le Lagarde et Michard XVIIIe Siècle, coll. Bordas = excellent !
samedi 18 avril 2009
Plaisir de lire : soyons plus indulgents avec nos élèves!
Les dix commandements de la lecture
En matière de lecture, nous autres « lecteurs », nous nous accordons tous les droit, à commencer par ceux que nous refusons aux jeunes gens que nous prétendons initier à la lecture.
1) Le droit de ne pas lire
2) Le droit de sauter des pages
3) Le droit de ne pas finir un livre
4) Le droit de relire
5) Le droit de lire n’importe quoi
6) Le droit au bovarysme
7) Le droit de lire n’importe où
8) Le droit de grappiller
9) Le droit de lire à voix haute
10) Le droit de nous taire
(…)
Car si nous voulons que mon fils, que ma fille, que la jeunesse lisent, il est urgent de leur octroyer les droits que nous nous accordons.
D.Pennac, Comme un roman (p.162, Folio)
En matière de lecture, nous autres « lecteurs », nous nous accordons tous les droit, à commencer par ceux que nous refusons aux jeunes gens que nous prétendons initier à la lecture.
1) Le droit de ne pas lire
2) Le droit de sauter des pages
3) Le droit de ne pas finir un livre
4) Le droit de relire
5) Le droit de lire n’importe quoi
6) Le droit au bovarysme
7) Le droit de lire n’importe où
8) Le droit de grappiller
9) Le droit de lire à voix haute
10) Le droit de nous taire
(…)
Car si nous voulons que mon fils, que ma fille, que la jeunesse lisent, il est urgent de leur octroyer les droits que nous nous accordons.
D.Pennac, Comme un roman (p.162, Folio)
mercredi 15 avril 2009
Schrijvers & Boeken, période 4
Mardi 14 avril, Schrijvers & Boeken
Mardi 14 avril, nous avons commencé la 4e période de notre formation d’enseignants aux Pays-Bas. Nous avons découvert le thème des semaines à venir concernant « leergebied » : Schrijvers & Boeken. Je suis très contente d’apprendre qu’on va enfin parler de littérature. Le but de ce cours est de nous apprendre comment expliquer la littérature en classe. La littérature n’est pas prisée par tous les élèves et encore moins lorsqu’il s’agit d’apprendre de la littérature étrangère.
Rosa sera notre professeur durant cette 4e période. Pour débuter le cours, elle nous explique ce qu’elle attend de nous et ce que nous devrons réaliser pour notre dossier de fin de période. Nous apprenons que nous devons continuer la rédaction de nos commentaires sur nos weblogs respectifs. De plus nous devrons créer un « Webquest ». Le « Webquest » est un site dans lequel le professeur développe une activité, fondée sur un thème, autour d’exercices. Les élèves sont invités à faire ces exercices directement sur le site.
Le thème de cette période étant la littérature nous devrons tous, par groupe de 4/5, réaliser un « webquest » en choisissant un des thèmes suivants :
- L’amour impossible
- L’éternel jeunesse et la beauté
A savoir qu’un « webquest » doit toujours contenir certains éléments comme :
- Une introduction (inleiding)
- Des activités (opdrachten)
- La méthode de travail (werkwijze)
- Les sources (bronnen)
- Les critères d’évaluation (beoordelingschema)
- Une conclusion (conclusie)
Ensuite, Rosa nous apprend qu’en plus de ce travail par groupe de 4/5 nous devrons, par groupe de 2, présenter un courant littéraire.
Nous devrons réaliser des PAP’s pour le travail de groupe mais aussi pour le travail individuel.
Nous devrons aussi choisir un texte littéraire afin de le didactiser après avoir défini le niveau de la classe cible.
Enfin, pour conclure le cours Rosa nous présente rapidement un aperçu des différents courants littéraires du Moyen-âge à aujourd’hui.
Mardi 14 avril, nous avons commencé la 4e période de notre formation d’enseignants aux Pays-Bas. Nous avons découvert le thème des semaines à venir concernant « leergebied » : Schrijvers & Boeken. Je suis très contente d’apprendre qu’on va enfin parler de littérature. Le but de ce cours est de nous apprendre comment expliquer la littérature en classe. La littérature n’est pas prisée par tous les élèves et encore moins lorsqu’il s’agit d’apprendre de la littérature étrangère.
Rosa sera notre professeur durant cette 4e période. Pour débuter le cours, elle nous explique ce qu’elle attend de nous et ce que nous devrons réaliser pour notre dossier de fin de période. Nous apprenons que nous devons continuer la rédaction de nos commentaires sur nos weblogs respectifs. De plus nous devrons créer un « Webquest ». Le « Webquest » est un site dans lequel le professeur développe une activité, fondée sur un thème, autour d’exercices. Les élèves sont invités à faire ces exercices directement sur le site.
Le thème de cette période étant la littérature nous devrons tous, par groupe de 4/5, réaliser un « webquest » en choisissant un des thèmes suivants :
- L’amour impossible
- L’éternel jeunesse et la beauté
A savoir qu’un « webquest » doit toujours contenir certains éléments comme :
- Une introduction (inleiding)
- Des activités (opdrachten)
- La méthode de travail (werkwijze)
- Les sources (bronnen)
- Les critères d’évaluation (beoordelingschema)
- Une conclusion (conclusie)
Ensuite, Rosa nous apprend qu’en plus de ce travail par groupe de 4/5 nous devrons, par groupe de 2, présenter un courant littéraire.
Nous devrons réaliser des PAP’s pour le travail de groupe mais aussi pour le travail individuel.
Nous devrons aussi choisir un texte littéraire afin de le didactiser après avoir défini le niveau de la classe cible.
Enfin, pour conclure le cours Rosa nous présente rapidement un aperçu des différents courants littéraires du Moyen-âge à aujourd’hui.
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