jeudi 2 juillet 2009
Si vous voulez en savoir plus sur la BD TV5.org (http://www.tv5.org/TV5Site/enseigner-apprendre-francais/collection-33-Bandes_dessinees_BDmix.htm) propose des documents intéressants et un dossier spécial BD! N'hésitez pas à le consulter. Cela peut être très utile pour votre travail en classe.
M.Akkouh
mercredi 3 juin 2009
C'est le dernier cours de l'année pour cette matière. Nous nous sommes tous donnés rendez-vous dans la salle informatique afin de comparer nos webquest directement sur le net. Voici le webquest que j'ai réalisé avec Céline, Sakina et Aurélia : http://www.digiproject.nl/do.php?a=show_other_visitor_webwizard_frame&s=11645
Le thème de notre webquest est "l'amour impossible". Durant ce dernier cours nous avons jugé les webquest de nos camarades et fait les exercices proposés dans leur webquest. Nous avons aussi reçu du feedback pour notre webquest. Nous avons aussi reçu du feedback directement sur le site.
C'était le compte rendu du dernier cours pour ce cours de Leergebied littérature.
Durant ces deux cours, cad, du 19 et 26 mai nous avons assisté à des présentations.
Le 19 mai Theresa et Christian nous ont présenté le naturalisme en allemand. Même si je ne parle pas l'allemand j'ai pu, à ma grande surprise, suivre et comprendre la présentation. Theresa et Christian ont fait en sorte de simplifier leur présentation et ce en utilisant surtout les gestes et la répétition des termes (voire des synonymes). Ensuite, Céline a présenté le réalisme en français. Nous avons enfin évoqué la manière dont on pouvait "didactiser un texte".
Le 26 mai Iris et Mick nous ont présenté l'expressionisme en allemand. La présentation était de qualité et d'un niveau facilement compréhensible pour des débutants en allemand.
Lenneke en Marina nous ont ensuite présenté le symbolisme en néerlandais puis en anglais.
Enfin, Mouna et Kasem ont évoqué le naturalisme en français.
A la fin du cours nous avons partagé nos "didactisations" avec d'autres étudiants afin de recevoir du feedback sur nos productions. J'ai reçu du feedback oral de la part de Lenneke et de Marina.
Il ne nous reste plus qu'un seul cours avant la fin de l'année scolaire.
mardi 5 mai 2009
EPOQUE CONTEMPORAINE
Bref, on ne va pas attendre qu’Anna Gavalda, ou Marc Lévy ne soient plus de ce monde pour en faire l’éloge. Comme ces écrivains sont contemporains et que ce siècle n’en est qu’à son balbutiement il est difficile de définir un courant littéraire. Je ne parlerai donc pas d’un groupe d’écrivains qui possèdent le même style mais de ce que j’aime lire lorsque l’envie me prend d’abandonner les touches bruyantes de mon ordinateur pour le doux toucher d’une feuille de papier que l’on caresse avant de passer à la page suivante…
Cette année je n’ai pas beaucoup lu. Hélas ! Mais le temps est toujours notre ennemi. J’ai quand même réussi à voler des minutes voire des heures de lectures, et cela, j’avoue, surtout dans un métro ou un tram.
Anna Gavalda est l’écrivain qui se lit sans doute le plus facilement. J’avais déjà, dès sa sortie, lu l’une de ses premières œuvres « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». Je me suis ensuite attaquée à « Ensemble, c’est Tout » et « Je l’aimais ». Ce genre de lecture donne du baume au cœur. Ces histoires sont tellement belles qu’on voudrait s’y attarder… Enfin, le mois dernier j’ai lu son dernier roman « La Consolante ». Ce roman est paru en mars 2008, je l’ai lu en mars 2009 et pourquoi pas ? Le livre est un pavé, comme à l’habitude d’Anna Gavalda. Un peu plus de 600 pages pour suivre les aventures d’un certain Charles Balanda qui a toujours l’air d’être dépassé par les situations. C’est le genre de personne que l’on voudrait bien secouer pour le rendre conscient. Il semble être en mode pause. Rien ne l’intéresse, il n’intéresse personne. Pourtant il est architecte, homme donc de mesure et de perspective. Et pourtant il ne possède ni perspective ni mesure. Au début j’y ai vu un héros « hamletien ». Sa vie passe devant lui sans qu’il n’ait le moindre pouvoir. Il aimerait faire tant de choses mais il reste impuissant. Il a une sorte de dégoût de la vie. Ce roman est très différent des autres romans d’Anna Gavalda mais il n’en est pas moins de qualité. A lire sur une plage ou sur son lit… Eventuellement dans le métro !
Marc Lévy se lit comme on lit Anna Gavalda. Ces romans mettent en scène des romans de vie, des histoires d’amour qui se mêlent et se démêlent. J’ai apprécié les quatre romans que j’ai lu :
- Mes amis, Mes amours
- Et si c’était vrai
- Où es-tu ?
- Vous revoir
Pour changer un peu des romans où tout est bien qui se finit bien, j’ai décidé d’aller m’emparer de roman de guerre. « Les sirènes de Bagdad » de Yasmina Khadra, 300 pages, se prêtaient très bien à une lecture dans le métro. C’est un livre poignant. J’y ai trouvé une sphère camusienne. C’est un roman psychologique qui perturbe le lecteur car on voudrait empêcher le personnage principal d’agir. Quant on lit « L’Etranger » de Camus on a la même impression d’impuissance et d’échec. On voudrait aider mais le personnage lui-même ne voit pas qu’il creuse sa propre tombe. Yasmina Khadra rend bien les problèmes, les questionnements qu’on peut se poser lors de conflits. Ce que j’apprécie dans ce roman c’est que l’écrivain ne stigmatise pas. Il ne s’agit pas de mettre la faute sur telle ou telle partie mais de montrer que la guerre, comme pour les écrivains de « l’absurde », représente l’impuissance, la nullité et l’absurdité de l’homme.
Pour rester dans le même thème, j’ai acheté « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell, environ 1400 pages (éd. de poche) sous le thème du néo-nazisme. L’écrivain emprunte son titre à une tragédie d’Eschyle « Les Euménides » qui signifie les bienveillantes. Dans le roman de J. Littell on peut suivre un ancien SS qui raconte sa période « SS ». Le personnage ne fait pas son Mea culpa bien au contraire : il justifie ses actes ! C’est aussi un roman très psychologique. Ame sensible s’abstenir.
Bibliographie + extraits :
- Anna Gavalda :
- "Ensemble, c’est tout"
- "Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part"
- "Je l’aimais"
- "La Consolante"
Extrait de "La Consolante"
- page : 157 - éditeur : Le Dilettante - date d'édition : 2008 -
- Marc Lévy :
- "Mes amis, Mes amours"
- "Et si c’était vrai"
- "Où es-tu ?"
Extrait de "Où es-tu ?"
«On rêve d’un idéal, on le prie, on l’appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.»
- " Vous revoir"
- Yasmina Khadra : "Les sirènes de Bagdad"
Extrait du livre
"Encore autre chose, cousin, me chuchota-t-il. Si tu tiens à te battre, fais-le proprement. Bats-toi pour ton pays, pas contre le monde entier . Fais la part des choses et distingue le bon grain de l'ivraie. Ne tue pas n'importe qui, ne tire pas n'importe comment. Il y a plus d'innocents qui tombent que de salauds. Tu le promets ? -... - Tu vois ? Tu fais déjà fausse route. Le monde n'est pas notre ennemi. Rappelle-toi les peuples qui ont protesté contre la guerre préventive, ces millions de gens qui ont marché à Madrid, Rome, Paris, Tokyo, en Amérique du sud, en Asie. Tous étaient et sont encore de notre côté. "
- chapitre : 13 - éditeur : Pocket - date d'édition : 2007 –
- Jonathan Littell : "Les Bienveillantes"
Extrait du livre
- chapitre : Allemandes I et II -
jeudi 30 avril 2009
1914-1940 : l'homme est insensé, l'écriture doit représenter l'homme...
De 1914 à 1940 le monde a connu deux guerres mondiales qui ont bouleversé l’être humain. La France rayonne de génies littéraires comme Sully Prudhomme, Romain Rolland, Anatole France, Henri Bergson, André Gide, François Mauriac, Albert Camus, Samuel Beckett. Beckett, Adamov et Ionesco bien que tous trois d’origine étrangère écrivent en français, contribuent au rayonnement de la France. J’arrive donc dans un monde détérioré, anéanti. Je découvre que la plupart de ces grands écrivains ont pour objectif premier de dénoncer l’absurdité, la nullité de la société. L’homme a créé la guerre. L’homme a fait la guerre. Seul l’homme pouvait assumer une telle absurdité. C’est dans ce contexte que naissent doucement mais surement le dadaïsme et le surréalisme. Je découvre qu’André Breton est le maître de ce mouvement. Puisque la guerre est absurde et est non-sens, les écrivains du dadaïsme et du surréalisme veulent créer à leur tour en s’affranchissant de tous codes morales, littéraires ou autres. Je lis Tristan Tzara qui dans « Manifeste Dada » énonce clairement son objectif de destruction : « Je détruis les tiroirs du cerveau et ceux de l’organisation sociale : démoraliser partout et jeter la main du ciel en enfer, les yeux de l’enfer au ciel, rétablir une roue féconde d’un cirque universel dans les puissance réelles et la fantaisie de chaque individu ». Dans le Manifeste du Surréalisme Breton tente quant à lui d’explorer le domaine de l’automatisme psychique. Les surréalistes tentent de s’exprimer en utilisant toutes les manières. C’est la naissance de l’écriture automatique. Ils nient la raison pour ne faire confiance qu’à l’automatisme de la pensée. Max Ernst et Francis Picabia représentent le surréalisme en peinture. Buñuel représente le surréalisme au cinéma notamment avec son premier film « Le chien Andalou ».
A côté du surréalisme certains écrivains se déclarent hors du surréalisme et sont davantage vus comme des écrivains indépendants en témoigne Supervielle. Il aime écrire de manière spontanée et simple mais tout en n’appartenant pas au mouvement surréaliste.
Le théâtre intimiste fait son apparition dans les années 1920-1925 avec « l’école du silence » ou « de l’inexprimé ». Ce théâtre a pour but de mettre en scène des personnages dans des situations de la vie quotidienne s’exprimant simplement mais avec des vies complexes.
Beaucoup écrivent sans vraiment appartenir à un courant de pensée. Voici quelques grands noms de la littérature de 1913 à 1914 :
1913, Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes
1913-27, M. Proust, A la recherche du temps perdu
1922, P. Valéry, Charmes, 1924, P. Claudel
1925, A. Gide, Les Faux-monnayeurs
1927, F. Mauriac, Thérèse Desqueyroux
1934, M. Aymé, Contes du Chat perché
1935, J. Giraudoux, La Guerre de Troie n'aura pas lieu
1938, J.-P. Sartre, La Nausée
1939, A. de Saint-Exupéry, Terre des hommes
1942, A. Camus, L'Etranger
Source : http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/annex/histlitter/hlitt20.htm#201
Conseils de lecture :
Breton :
- Nadja
- Vases communicants
- L’Amour Fou
Paul Eluard :
- Capital de la Douleur
- L’Amour La Poésie
- La Rose publique
Louis Aragon
- Feu de Joie
- Le Mouvement perpétuel
mercredi 29 avril 2009
Le Romantisme

Après m’être baladée de siècle en siècle, j’entre dans le XIXe siècle. J’ai donc abandonné les idées sur la raison, l’éloge de la science pour découvrir une société où l’homme est confronté à ses propres tourments. L’homme découvre qu’il est individu, qu’il possède des sentiments, des émotions qui souvent le guident dans ses décisions bien plus que la Raison prônée par les « classiques ». Les romantiques sont des intellectuels qui s’opposent à tout classicisme. Les Romantiques veulent s’ouvrir à la vie, veulent partager leurs sentiments avec le monde. Ils veulent ne faire qu’un avec la « mère-nature » qui les inspire au fil de leur plume.
Je rencontre Novalis qui me fournit une définition de ce qu’est le « romantisme ». Il me dit donc que “ Le monde doit être romantisé. Ainsi on retrouvera le sens originel. [...] Quand je donne aux choses communes un sens auguste, aux réalités habituelles un sens mystérieux, à ce qui est connu la dignité de l'inconnu, au fini un air, un reflet, un éclat d'infini : je les romantise[]. ». Le romantisme se veut donc comme un mouvement révolutionnaire ou du moins un mouvement du refus. Refus des règles héritées du classicisme. Les écrivains se veulent libres dans leurs créations. Il refusent d’écrire selon des codifications. Ils veulent écrire bercés, inspirés par les mouvements du cœur…
En France, je rencontre Lamartine et Victor Hugo. Ce sont véritablement les deux noms liés au courant romantique. Lamartine a rédigé « Les Méditations », œuvre dans laquelle il s’adonne à l’effusion du Moi. Son cœur est en émoi, ses sentiments sont incontrôlables. Son écriture est caractéristique de son trouble sentimental. On est loin de la perfection « poétique » des classiques. Lamartine a conscience d’être dans un tournant de l’histoire littéraire. Il écrit dans la préface des « Méditations » : “Je suis le premier qui ai fait descendre la poésie du Parnasse et qui ai donné à ce qu’on nommait la Muse, au lieu d’une lyre à sept cordes de convention, les fibres même du cœur de l’homme, touchées et émues par les innombrables frissons de l’âme et de la nature ». Ici, Lamartine signe définitivement sa séparation d’avec les classiques. L’âme, la nature, les sentiments sont au cœur de l’écriture de l’écrivain. L’Homme est passé d’un être guidé par la raison à un individu dirigé par ses émotions. L’homme est à présent faible. C’est ainsi que la douleur, la tristesse, la mélancolie sont aussi des thèmes récurrents chez les romantiques. L’écrivain se veut plus intime dans ses écrits, il se dévoile, il se met à nu. Nous sommes là au paroxysme de l’individu, du Moi. Le culte du Moi est entamé et nul ne saurait à présent l’arrêter.
Victor Hugo est encore plus extrême que Lamartine de par son œuvre Hernani. Hernani est une pièce de théâtre que V. Hugo veut jouer au Palais Royal mais c’est une pièce qui s’oppose aux idées classiques. Avec cette pièce, Hugo désire briser les règles classiques. On parlera de la Bataille d’Hernani car à chaque représentation les partisans du classicisme huaient la pièce tandis que les romantiques de tous horizons défendaient la pièce de Hugo.
Le romantisme est aussi visible dans d’autres arts, comme la musique et la peinture. Chopin est le maître du « romantisme » en musique. Quant à Delacroix il représente à merveille le romantisme en peinture notamment grâce à sa peinture « La mort de Sardanapale le grand » (cf. peinture plus haut). Delacroix utilise la couleur, l’effet de mouvement, la lumière qui sont les thèmes les plus importants pour lui.
Extraits :
Lamartine, le lac dans « Les méditations poétiques »
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?
Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Hugo, Préface à « Hernani »:
[...]"Le romantisme, tant de fois mal défini, n'est, à tout prendre, et c'est là sa définition réelle, si l'on ne l'envisage que sous son côté militant, que le libéralisme en littérature. Cette vérité est déjà comprise à peu près de tous les bons esprits, et le nombre en est grand ; et bientôt, car l'œuvre est déjà bien avancée, le libéralisme littéraire ne sera pas moins populaire que le libéralisme politique. La liberté dans l'art, la liberté dans la société, voilà le double but auquel doivent tendre d'un même pas tous les esprits conséquents et logiques ; voilà la double bannière qui rallie, à bien peu d'intelligences près (lesquelles s'éclaireront), toute la jeunesse si forte et si patiente d'aujourd'hui ; puis, avec la jeunesse et à sa tête l'élite de la génération qui nous a précédés, tous ces sages vieillards qui, après le premier moment de défiance et d'examen, ont reconnu que ce que font leurs fils est une conséquence de ce qu'ils ont fait eux-mêmes, et que la liberté littéraire est fille de la liberté politique. Ce principe est celui du siècle, et prévaudra. Les Ultras de tout genre, classiques ou monarchiques, auront beau se prêter secours pour refaire l'ancien régime de toutes pièces, société et littérature ; chaque progrès du pays, chaque développement des intelligences, chaque pas de la liberté fera crouler tout ce qu'ils auront échafaudé. Et, en définitive, leurs efforts de réaction auront été utiles. En révolution, tout mouvement fait avancer. La vérité et la liberté ont cela d'excellent que tout ce qu'on fait pour elles et tout ce qu'on fait contre elles les sert également. Or, après tant de grandes choses que nos pères ont faites, et que nous avons vues, nous voilà sortis de la vieille forme sociale ; comment ne sortirions-nous pas de la vieille forme poétique ? A peuple nouveau, art nouveau. Tout en admirant la littérature de Louis XIV si bien adaptée à sa monarchie, elle saura bien avoir sa littérature propre et personnelle et nationale, cette France actuelle, cette France du dix-neuvième siècle, à qui Mirabeau a fait sa liberté et Napoléon sa puissance." Qu'on pardonne à l'auteur de ce drame de se citer ici lui-même ; ses paroles ont si peu le don de se graver dans les esprits, qu'il aurait souvent besoin de les rappeler. D'ailleurs, aujourd'hui, il n'est peut-être point hors de propos de remettre sous les yeux des lecteurs les deux pages qu'on vient de transcrire. Ce n'est pas que ce drame puisse en rien mériter le beau nom d'art nouveau, de poésie nouvelle, loin de là ; mais c'est que le principe de la liberté en littérature vient de faire un pas ; c'est qu'un progrès vient de s'accomplir, non dans l'art, ce drame est trop peu de chose, mais dans le public; c'est que, sous ce rapport du moins, une partie des pronostics hasardés plus haut viennent de se réaliser. Il y avait péril, en effet, à changer ainsi brusquement d'auditoire, à risquer sur le théâtre des tentatives confiées jusqu'ici seulement au papier qui souffre tout ; le public des livres est bien différent du public des spectacles, et l'on pouvait craindre de voir le second repousser ce que le premier avait accepté. Il n'en a rien été. Le principe de la liberté littéraire, déjà compris par le monde qui lit et qui médite, n'a pas été moins complètement adopté par cette immense foule, avide des pures émotions de l'art, qui inonde chaque soir les théâtres de Paris. Cette voix haute et puissante du peuple, qui ressemble à celle de Dieu, veut désormais que la poésie ait la même devise que la politique : TOLÉRANCE ET LIBERTÉ.
Sources :
- XIXe siècle, collection Lagarde et Michard
- 1000 chefs-d’œuvre de la peinture européenne du XIIIe au XIXe siècle, CH. Stukenbroek et B. Töpper, Könemaan, 2000
- Les romantiques, Chopin, Beethoven, Liszt, Brahms…, les 21 plus belles œuvres romantiques, webmusic 2004
le siècle des Lumières
Je sors d’une pénible période moyenâgeuse pour renaître grâce à la Renaissance. L’homme moyen n’avait aucune importance ni de valeur au Moyen-âge. J’atterris donc dans une période où justement l’homme est au centre des préoccupations. Je découvre que les thèmes humanistes, tels la tolérance, la liberté, l’éducation, l’individu, y sont repris et cela à ma grande surprise. On y redécouvre aussi l’Antiquité. Les artistes relisent les auteurs grecques et redécouvrent la beauté de la mythologie. Ils s’en inspirent et créent à nouveau des œuvres aux accents philosophiques. Je m’ennuie tout de même dans cette période et décide de jeter un coup d’œil chez le Baroque. Quel ennui, quelle tristesse ! Je pars en courant à la recherche de lumières…
Je découvre le siècle des lumières qui me semble plus sympathique. Contrairement à la Renaissance, Les Lumières est un mouvement qui recherche les nouveautés. Le rationalisme philosophique et l’exaltation de la science atteignent un paroxysme dans les idées des écrivains des siècles des Lumières. J’y apprécie l’effusion des idées. Les discussions d’idées, les thèses envahissent le monde de la littérature. On réfléchit sur les thèmes de la vie. On fait confiance dans « la raison humaine » et on a une foi immense dans le progrès. J’apprends que Diderot et d’autres consacrent leur temps à rédiger une immense « Encyclopédie » qui a pour but de rassembler toutes les formes de connaissances et de sciences afin de contribuer au bonheur de l’humanité.
Montesquieu rédige l’Esprit des lois, ouvrage dans lequel il développe les bienfaits de la science politique. L’espace et le temps sont deux thèmes importants pour Montesquieu et il les met en valeur dans son ouvrage. Montesquieu rédige une magnifique préface à l’Esprit des Lois dans laquelle il écrit : « Si, dans le nombre infini de choses qui sont dans ce livre, il y en avait quelqu’une qui, contre mon attente, pût offenser, il n’y en a pas du moins qui ait été mise avec mauvaise intention. Je n’ai point naturellement l’esprit désapprobateur. ». Après avoir lu ce que Montesquieu a écrit autour de la démocratie je m’en vais découvrir Voltaire. Les idées de Voltaire touchent très souvent aux idées religieuses. L’existence de Dieu est pour lui indiscutable. Mais Voltaire reste réaliste quant à la nature de l’homme et se refuse de définir Dieu avec beaucoup de précision. Et c’est ainsi que je découvre le déisme Voltairien. Une maxime de Confucius représente pour Voltaire le code du genre humain : « Vis comme en mourant tu voudrais avoir vécu : traite ton prochain comme tu veux qu’il te traite ». Religion, morale, tolérance, politique, civilisation… sont les thèmes favoris de Voltaire. Selon Voltaire on doit respecter les libertés et les opinions sociales, politiques et religieuses d’autrui. A croire que Voltaire aurait très bien pu vivre au XXIe siècle et donner des leçons de morales à beaucoup de personnes encore aujourd’hui intolérantes. Malgré des siècles de séparation entre le siècle dans lequel je vis et celui de Voltaire, Montesquieu, Diderot, Rousseau, d’Alembert il semble que leur rationalisme était plus rationaliste que le nôtre. Je resterai bien dans ce siècle mais d’autres aventures m’attendent ailleurs…
Conseils de lecture :
1) Montesquieu :
- Les Lettres Persanes
- Les Considérations
- L’Esprit des Lois
2) Voltaire :
- Les leçons de l’Angleterre : Lettres Philosophiques
- Zadig
- Candide
3) Diderot :
- Paradoxe sur le comédien
- Entretiens sur le fils naturel
- Le Neveu de Rameau
4) Jean-Jacques Rousseau :
- La Nouvelle Héloise
- Emile
- Le Contrat Social
- Les Confessions
- Les Rêveries
Nb : je vous conseille aussi le Lagarde et Michard XVIIIe Siècle, coll. Bordas = excellent !
samedi 18 avril 2009
Plaisir de lire : soyons plus indulgents avec nos élèves!
En matière de lecture, nous autres « lecteurs », nous nous accordons tous les droit, à commencer par ceux que nous refusons aux jeunes gens que nous prétendons initier à la lecture.
1) Le droit de ne pas lire
2) Le droit de sauter des pages
3) Le droit de ne pas finir un livre
4) Le droit de relire
5) Le droit de lire n’importe quoi
6) Le droit au bovarysme
7) Le droit de lire n’importe où
8) Le droit de grappiller
9) Le droit de lire à voix haute
10) Le droit de nous taire
(…)
Car si nous voulons que mon fils, que ma fille, que la jeunesse lisent, il est urgent de leur octroyer les droits que nous nous accordons.
D.Pennac, Comme un roman (p.162, Folio)
mercredi 15 avril 2009
Schrijvers & Boeken, période 4
Mardi 14 avril, nous avons commencé la 4e période de notre formation d’enseignants aux Pays-Bas. Nous avons découvert le thème des semaines à venir concernant « leergebied » : Schrijvers & Boeken. Je suis très contente d’apprendre qu’on va enfin parler de littérature. Le but de ce cours est de nous apprendre comment expliquer la littérature en classe. La littérature n’est pas prisée par tous les élèves et encore moins lorsqu’il s’agit d’apprendre de la littérature étrangère.
Rosa sera notre professeur durant cette 4e période. Pour débuter le cours, elle nous explique ce qu’elle attend de nous et ce que nous devrons réaliser pour notre dossier de fin de période. Nous apprenons que nous devons continuer la rédaction de nos commentaires sur nos weblogs respectifs. De plus nous devrons créer un « Webquest ». Le « Webquest » est un site dans lequel le professeur développe une activité, fondée sur un thème, autour d’exercices. Les élèves sont invités à faire ces exercices directement sur le site.
Le thème de cette période étant la littérature nous devrons tous, par groupe de 4/5, réaliser un « webquest » en choisissant un des thèmes suivants :
- L’amour impossible
- L’éternel jeunesse et la beauté
A savoir qu’un « webquest » doit toujours contenir certains éléments comme :
- Une introduction (inleiding)
- Des activités (opdrachten)
- La méthode de travail (werkwijze)
- Les sources (bronnen)
- Les critères d’évaluation (beoordelingschema)
- Une conclusion (conclusie)
Ensuite, Rosa nous apprend qu’en plus de ce travail par groupe de 4/5 nous devrons, par groupe de 2, présenter un courant littéraire.
Nous devrons réaliser des PAP’s pour le travail de groupe mais aussi pour le travail individuel.
Nous devrons aussi choisir un texte littéraire afin de le didactiser après avoir défini le niveau de la classe cible.
Enfin, pour conclure le cours Rosa nous présente rapidement un aperçu des différents courants littéraires du Moyen-âge à aujourd’hui.
mercredi 18 mars 2009
Frederike (F.) a commencé le cours en nous distribuant un formulaire de stage. Nous devions remplir ce formulaire afin d'informer Inholland du lieu de notre stage. Cela ne concernait pas les étudiants EP.
Ensuite F. nous a distribué un exercice à faire en classe. Mais, comme beaucoup, je n'avais pas immédiatement compris ce qu'il fallait faire. Bref, nous avions deux textes, dans l'un nous devions rajouter des mots afin de compléter le texte et dans l'autre nous devions supprimer des mots sans que toutefois cela ne rende le texte incompréhensible. F. nous conseille de faire ce genre d'exercices en classe avec nos élèves.
Nous poursuivons ensuite avec un exercice sur les haiku. F. demande d'abord à l'assemblée d'élèves ce qu'elle sait au sujet des haiku. Il s'avère que certains étudiants connaissent ce "phénomène"ce qui nous permet d'avancer rapidement dans la présentation d'un haiku.
F. nous demande d'écrire, individuellement, 2 haikus, un dans notre langue maternelle l'autre dans une langue étrangère. Voilà mes deux haikus :
En français :
Le lac reste beau /
quand le vent souffle très fort/
et les feuilles tombent.
en néerandais :
Ik zie kinderen /
die in een park spelen /
en moeders kijken.
L'une des particularités de l'haiku c'est qu'il doit comporter 5 syllabes, puis 7, puis encore 5. Cela complique donc le travail surtout en français où l'on ne peut rien dire en seulement 5 syllabes.
Enfin, pour finir le cours F. nous a expliqué quelques pages du"studiehandleiding" afin d'éclaircir certains points concernant l'élaboration du dossier.
FIN
mercredi 11 mars 2009
Le cours a été donné par jan Swijgman. Il a commencé le cours en nous distribuant un document écrit sur ce qu'est un "feedback". Nous avons tous pris 5 minutes pour lire ce document et ensuite Jan a très rapidement résumé le contenu.
Ensuite, par groupes, nous avons suivi les étudiants en anglais qui devaient présenter leur leçon. J'ai été dans le groupe présidé par Samira, Bram et Samina. J'ai été déçue par l'ensemble de la présentation pour plusieurs raisons. Les exercices ne correspondaient pas au niveau des élèves. Les exercices n'étaient pas suffisamment expliqués. Les étudiants ont même interrompu une écoute sonore pour réexpliquer ce qu'il fallait faire car beaucoup n'avaientt pas compris l'instruction "éclaire"! De plus, les 3 activités proposées n'avaient aucun lien les unes avec les autres. Nous avons d'abord écouté une chanson. Nous devions remplir dès la première écoute les mots manquants. A la deuxième activité nous devions trouver des mots qui riment avec d'autres mots donnés dans la consigne. ex : baby rime avec ... Cet exercice n'avait aucun lien avec le 1er.
Enfin, dans la dernière activité nous devions écouter une mélodie d'une chanson et sur cette même mélodie nous devions créer des paroles et pour cela nous avions 4/5 mots pour nous aider. Et tout cela pour un niveau A2. A mon avis l'exercice était bien trop ambitieux. Dernière remarque : une étudiante (sur les 3) semblait tout diriger or c'est un travail de groupe.
J'ai décidé de ne mettre ici que les points négatives car à mon avis lorsqu'on crée une activité didactique nous ne devons pas oublier la cible (le niveau des élèves selon les CECR). Il y a aussi quelques points positives que j'ai mis dans le feedback personnel.
Si quelqu'un a un autre point de vue sur cette leçon je lirai volontiers cet avis.
Voilà pour ce cours.
jeudi 5 mars 2009
Frederike a commencé le cours en nous demandant ce que nous comprenions par les mots suivants : evasys, STO, weblog, feedback DDU. Evasys et STO sont deux formes d'évaluations à l'intérieur de Inholland. Quant au Feedback DDU, il signifie Denken Delen Uitwisselen. Il est important de donner du Feedback aux autres membres de la classe. Quant au weblog, Frederike demande qui en possède un. Il s'avère que beaucoup d'étudiants ont pris l'initiative d'en créer un. Frederike se réjouit de cette initiative individuelle.
A la fin de cette présentation, Frederike donne la possibilité aux étudiants en langue française de présenter leur leçon. Nous étions convenus avec Frederike de présenter une leçon d'une heure. Nous avons donc préparé du matérial pour une heure de présentation. Or, Frederike est revenue sur ces propos en ne nous attribuant finalement que 35 minutes. Nous avons présenté notre leçon mais en excluant une partie de nos préparations ce qui,bien sûr, nous a déçu car cela a représenté beaucoup de travail de préparation. Mais en général les élèves qui ont suivi notre leçon, tant le niveau débutant que le niveau intermédiaire, ont été satisfait de nos présentations.
Nous attendons à présent les Feedback écrits de certains étudiants.
A suivre,
vendredi 27 février 2009
Cours du 10 février et du 24 février 2009.
Le premier cours de cette 3e période a été donné par Suzanne qui a repris la relève pendant l’absence de Frederike. Durant ce premier cours les étudiants en langue française sont tous arrivés en retard par manque d’information précise sur l’horaire. Nous avons donc raté l’introduction donnée par Suzanne. Nous sommes arrivés au moment où les autres étudiants avaient déjà séparés la classe en groupe de niveaux différents. Nous avons suivi Mick et Annelies pour participer au cours de niveau A0-A1. Le cours était judicieusement bien réalisé et j’ai été surprise par la qualité du cours et la quantité de documents distribués.
Le 24 février nous avons suivi le cours de « lgb » donné par Frederike(F.) Westera. Elle a commencé par réexpliquer le « studiehandleiding » car la plupart d’entre nous n’avait pas encore compris ce qu’il faudrait faire dans ce cours. F. nous a expliqué l’importance qu’elle attachait à l’utilisation simultanée de la théorie et de la pratique. Nous devrons, par groupe de langue, faire cours à nos camarades dans notre langue cible. Nos camarades doivent comprendre la leçon donnée car il s’agira d’une leçon attribuée aux étudiants par rapport à leur niveau. La semaine dernière les étudiants en Allemand nous ont donné cours, la semaine prochaine il revient aux étudiants en français de faire ce cours.
Pendant le dernier quart d’heure restant, F. nous a distribué des morceaux désordonnés d’une lettre à reconstituer. Le groupe dans lequel j’ai travaillé pour cet exercice était particulièrement efficace dans la reconstitution de la lettre. Nous avons rapidement trouvé l’ordre des mots, grâce notamment aux mots-signaux. Ces mots parsèment la lettre et ce de manière logique. Ensuite, nous avons réalisé un exercice de correction. F. a corrigé une même lettre avec 4 stylos de couleurs différentes : noir, vert, rouge, crayon de papier. Nous en avons conclu que le crayon de papier et la couleur noir étaient peu appropriés à une correction. Néanmoins, le rouge reste la couleur standard pour la correction. Quant au vert, il est aussi recommandable, mais dans une moindre mesure car il est susceptible d’être utilisé par les élèves eux-mêmes dans leur copie.
En fin de cours F. précise aux étudiants EP qu’ils ont le droit à un programme allégé. En l’occurrence nous sommes dispensés de réaliser un « e-bay taak », de lire Staatsen et d’élaborer un exercice d’expression écrite dit « créatif ».











